Une tribune anarcho-individualiste

Le monde vient de publier une tribune plutot interessante, oeuvre du sociologue Geoffroy de Lagasnerie. Elle s’attaque au consensus qui regne a gauche comme a droite concernant la denonciation de l’individualisme (voir la copie de la tribune, en bas de post, repoduite avec l’aimable autorisation du mouvement « Dissidence individualiste »)

La conclusion de cette tribune: le rejet de l’individualisme n’est pas revolutionnaire mais bien reactionnaire. A bien y reflechir, ce constat  n’a justement rien de vraiment neuf. Que l’on sache, les moutons n’ont jamais fait la revolution.

C’est precisement la que se situe la ligne de demarcation entre socialisme et anarchisme, ligne beaucoup plus profonde que celle qui separe la « gauche » de la « droite ». Historiquement la gauche rassemble les personnes s’opposant au systeme politique en place (en se situant a gauche de l’hemicycle) alors que les anarchiste sont ceux qui s’opposent au principe meme d’un systeme politique. Ce debat n’est pas neuf et il est etonnant qu’un « sociologue » ne dispose pas des references historiques qui sont pourtant rapidement accessible a tout curieux sur le net. 

Car le fait que des mouvements sincerement revolutionnaire (c’est a dire voulant mettre a bas les institutions existantes), ne s’appuient pas sur une mythologie social mais sur une approche indiviudelle n’est en rien chose nouvelle. Que nos grands  intellectuels qui pretendent theoriser le courage des autres aient des trous de memoires selectifs n’est pas non plus etonnant. Se focaliser sur les agreables radotages d’un Badiou  ne permet pas vraiment d’elever le niveau, ce qui semble etre pourtant l’objectif de cette tribune. 

Il y’a donc un oubi dommageable, peut etre commis pour ne pas effrayer la direction du Monde et arriver ainsi jusqu’a la presse. En effet l’histoire de  l’anarchisme semble etre traveseee par un tel questionnement concernant les fondements de la « dissidence » et l’emergence d’un anarchisme individualiste fut la consequence d’unb dechirement entre socialistes et individualistes.

Les socialistes, comme leur nom l’indique, sont ceux qui ne voient l’existence humaine a travers le prisme de la socialisation. Pour eux la dimension individuelle est marginale ou du moins elles ne les interresse beaucoup moins que son conditionnement social: ce sont les relations, les chocs entre individus qui ecrivent « l’Histoire ».  Ce qui a un inteert superieur c’est l’histoire.Les socialistes considerent qu’il existe une entite agissante supra individuelle ayant une reelle action superieurement decisive sur le cours de l’histoire. En cela on reconnait entre autre l’influence profonde du marxisme mais pas seulement, car depuis les debut de l’anarchisme l’importance du  communautaire a ete une constante. Ce qui unit tóutes ces conceptions c’est l’idee d’un interet general

Pour d’autres, au contraire, le socialisme est un mythe alienant, une construction mental qui n’a pour effet que de justifier et de renforcer l’alienation social qui enferme les individus dans une obeissance aveugle qui aboutit necessairement a l’oppression.

Je pense personnelement que le socialisme est la negation de l’anarchisme et qu’il est la base de l’oppression, le fondement du capitalisme et que ce n’est que paradoxalement, par confusion qu’il est devenu un concept revolutionnaire. Si cela a ete rendu possible c’est parce que L’histoire de la gauche s’est construit par reaction et n’a jamais abouti a une reflexion vraiment globale. Reaction a la puissance et la violence des classes dirigeante. Et cette reaction n’ a pas permis

 La composante individaliste de l’anarchie a ete defendue par des figures qui ont connu en leur temps un certain aura (Sebastien Faure) mais qui n’a pas vraiment survecu a l’experience bolchevique qui a polarise le debat politique a son profit et meme largement servi de la violence pour annihiler physiquement des alternatives politiques plus libertaires (anarchistes ukrainiens et espagnols).

Et donc meme si on peut regretter cet oubli il faut bien constater avec l’auteur que cette importante mouvance politique qui a secoue la vie politique d’avant la premiere guerre mondial n’a pas d’echo dans notre imaginaire politique, meme pas dans la tribune de Lagasnerie. En effet, il faut bien constater que meme les developpemen recents, un peu plus radicaux, qui ont eu un certains succes aupres de ma generation, ne font que tinter cranement d’un peu d’anarchisme le vieux fond communiste (typiquement: « l’insurrection qui vient ». Il ne s’agit de raviver l’individu et son esprit critique et le violence de son depis que dans la premiere partie, comme force d’opposition au regime. Ensuite il disparait de la seconde, c’est  a dire du volet des solutions.

    et qu’il serait temps de nous sortir une autre musique pour expliquer l’echec repete de notre societe occidental qui s’apparente maintenant a un veritable cataclysme.

Cela fait des milliers d’anne que la civilisation est un processus malheureux ou les hommes s’affrontent pour un quotidien qui pour la vaste majorite s n’est que penurie et peur du lendemain teinte d’ennui et de depression. Pour remedier au spleen, tout a ete essaye. Il a fallu trouver un bouc emissaire, incarner le mal. Ce fut la religion La religion a d’abord servi a etouffer cette nature rebelle qui reveillait en l’homme le desir puissant de la liberte non civilisee. Sexe, esprit curieux et critique, toute les expressions foisonnante de la nature humaine ont ete reduite siecle apres siecle a l’etat d’un noeud de terreur s’exprimant dans un art triste et une litterature

Depuis quelques années, une obsession s’est emparée de notre vie intellectuelle : le néolibéralisme. Reprise de livre en livre, de tribune en tribune, l’idée selon laquelle l’enjeu essentiel de notre temps serait de dénoncer l’invasion des logiques néolibérales ne cesse de s’imposer.

Le néolibéralisme, nous affirme-t-on en effet, transformerait le fonctionnement du monde contemporain. Il redéfinirait, bien sûr, les règles de l’économie. Mais plus grave, il bousculerait l’organisation traditionnelle de la société. C’est tout l’ordre social qui serait ébranlé par cette irrésistible lame de fond, et toutes les institutions sur lesquelles il repose (l’Etat, l’école, la famille, le droit, etc.) qui s’en trouveraient affectées : réfléchir sur ce qui se passe aujourd’hui, établir le diagnostic de notre présent, ce serait donc nécessairement devoir se pencher sur ces mutations, afin d’en évaluer les dangers et de forger des instruments pour leur résister.

On aurait pu espérer que tant d’attention portée à un même sujet donne naissance à une production particulièrement riche et inventive sur le plan des idées. Hélas ! Nous assistons plutôt à une uniformisation et à une limitation de la vie intellectuelle.

De la droite (Marcel Gauchet) à la gauche pseudo-révolutionnaire (Alain Badiou), de la gauche conservatrice (autour de la revue Esprit ou de la République des idées de Pierre Rosanvallon) à celle qui se présente comme radicale (autour d’Antonio Negri et de la revue Multitudes), on voit fleurir des analyses quasi superposables, qui mobilisent les mêmes perceptions, les mêmes grilles de lecture.

Et au coeur de ce concert unanime où le réflexe tient lieu de pensée, on trouve, bien sûr, une dénonciation de l’individualisme. Le néolibéralisme instaurerait le règne du moi, de l’égoïsme, du repli sur soi. Il fabriquerait un néosujet, l’homo oeconomicus, qui n’aurait aucun sens de la communauté, du collectif et ne se considérerait plus comme membre d’un groupe qui le dépasse : privilégiant toujours son intérêt particulier, il n’accepterait plus de se soumettre aux exigences indispensables pour faire ou refaire société (les normes ou les valeurs partagées, la réciprocité). Le sens du « social », de l’« institution commune », du « vivre ensemble » lui serait étranger : aujourd’hui, le « nous  » serait subordonné au « je ».

Dans ce portrait apocalyptique de nos sociétés que tant d’auteurs se plaisent à brosser, la critique des ravages du néolibéralisme économique passe vite au second plan. Car ce qui est ici constitué comme l’enjeu principal, pour ne pas dire unique, c’est la remise en cause des carcans collectifs qui enserraient et dirigeaient les actions individuelles.

La logique du marché et de la satisfaction particulière se développerait au détriment de l’obéissance à la morale, à la religion, à l’Etat, à la politique, etc. Ces instances régulatrices perdraient leur force prescriptrice. Et cette insoumission généralisée aux principes supérieurs aurait des conséquences désastreuses.

D’une part, elle provoquerait une crise du « lien social » (la désaffiliation), du soin mutuel (le »care ») et le délitement des solidarités. Mais surtout, elle engendrerait une multiplication des mouvements minoritaires, ces phénomènes pathologiques au sein desquels les individus réclament des droits (on pourrait appeler cela… la démocratie) et où ils expriment leur refus de s’aliéner au monde du « symbole » et de la « loi » au nom de leur désir.

Dernier échantillon en date de cette litanie : l’ouvrage La Société des égaux (Seuil, 428 p., 22,50 euros), où Pierre Rosanvallon prétend que le néolibéralisme engendrerait une « décomposition des démocraties-sociétés » ! L’individu néolibéral ne serait plus un « citoyen ». Ce serait un « consommateur », et, par conséquent, un être « diminué », « a-social », qui ne se définirait plus dans un lien avec autrui.

Et si cette désinscription par rapport à l’ordre des obligations sociales a pu être perçue, un moment, comme émancipatrice, elle déboucherait au final sur un démantèlement des institutions collectives : l’accroissement des marges de liberté individuelle aurait été payé au prix d’une « communautarisation des singularités » et d’une « destruction du monde commun ».

Loin d’être originale, cette manière de voir constitue en fait, depuis plusieurs années, l’évidence partagée dans tous les secteurs de l’espace intellectuel et politique (ce qui nous imposerait d’ailleurs de nous pencher sur un phénomène curieux : pourquoi des auteurs – ou, du moins des individus qui se pensent comme tels – se succèdent dans l’espace public pour écrire ce qu’il est déjà possible de lire partout ailleurs et dire des choses mille fois dites et redites ?). On pourrait citer les écrits du sociologue Luc Boltanski.

Mais l’on se contentera ici de mentionner Alain Badiou. Car l’auteur de L’Hypothèse communiste (Nouvelles éditions Lignes, 2009) perçoit lui aussi la situation contemporaine comme marquée par une « commercialisation universelle », une « crispation identitaire », et une « dilution sociale « .

Et c’est la raison pour laquelle il appelle à ressusciter l’« idée communiste « , seule capable selon lui de favoriser le sentiment de chacun « d’appartenir à un même monde » et le « développement du même », contre la dynamique négative, car singularisante, des affirmations identitaires.

Evidemment, on ne peut que souscrire à l’objectif apparent de tous ces discours : dénoncer les effets désastreux du néolibéralisme. Mais derrière cette louable intention, se dissimule en fait un tout autre projet politique, particulièrement inquiétant, et même potentiellement dangereux.

Quelle est en effet la hantise qui traverse ce dispositif idéologique ? Ce sont moins les inégalités que ce qui est désigné comme l’« atomisation de la société » et la pluralité. Par conséquent, la volonté de reconstruire le « lien social », de redonner du sens à la vie en « commun  » pourrait bien, sous couvert de s’en prendre au néolibéralisme, n’être qu’un effort réactionnaire pour annuler l’une des caractéristiques majeures des sociétés démocratiques : l’individualisation et la différenciation des modes de vie, et la prolifération des mobilisations minoritaires.

Dans les appels à restaurer le « vivreensemble » contre l’individualisme, les « valeurs collectives » contre l’« intérêt particulier », le goût de l’échange et des humanités contre la marchandisation se dissimulent des pulsions d’ordre, des aspirations autoritaires fort peu conformes à ce que l’on est en droit d’attendre d’une théorie radicale – et même, tout simplement de la gauche.

Illustration particulièrement symptomatique, l’ouvrage La Nouvelle Raison du monde (La Découverte, 2009), de Pierre Dardot et Christian Laval – qui coaniment, avec Antonio Negri, un séminaire intitulé « Du public au commun ». Leur texte, qui vaut surtout comme incarnation idéale – typique du paradigme contemporain -, montre à quel point la critique du néolibéralisme tend à s’opérer au nom de fantasmes de régulation et d’encastrement particulièrement régressifs et effrayants.

Selon eux « l’affaiblissement de tout idéal porté par les institutions communes » donnerait naissance à une « désymbolisation » générale. La logique néolibérale détruirait les interdits qui structuraient le sujet. Elle générerait une crise des « voies normatives » et des transcendances « régulatrices ».

Bref, tout se passe ici comme si la dangerosité du néolibéralisme résidait dans le fait que, à cause de lui, les individus étaient moins assujettis à la loi commune… et profitaient ainsi d’une possibilité plus grande de choisir la vie qu’ils veulent vivre ! On croirait lire du Benoît XVI : « Le rapport entre générations comme le rapport entre sexes, autrefois structurés et mis en récit par une culture qui distribuait les places différentes, sont devenus pour le moins incertains. Aucun principe éthique, aucun interdit, ne semble plus tenir face à l’exaltation d’un choix infini et illimité. Placé en état « d’apesanteur symbolique », le néosujet est obligé de se fonder lui-même, au nom du libre choix, pour se conduire dans la vie. Cette convocation au choix permanent, cette sollicitation de désirs supposés illimités fait du sujet un sujet flottant : un jour, il est invité à changer de voiture, un autre de partenaire, un autre d’identité, un autre encore de sexe, au gré du jeu de ses satisfactions et insatisfactions. »

Elaborer une pensée de gauche aujourd’hui nécessiterait de tourner le dos à de telles incantations. Il nous faut fabriquer une nouvelle théorie critique, qui ne fonctionnerait pas comme une machine à dénoncer le matérialisme, l’individualisme, voire, tout simplement, la liberté, au point de faire l’éloge de l’ordre, de l’Etat, de la norme collective. Karl Marx s’en prenait, en son temps, à ce qu’il appelait la « critique précapitaliste du capitalisme ».

Il nous faut aujourd’hui rompre avec la critique prélibérale du néolibéralisme. Ce qui nous imposerait de nous placer résolument du côté du désordre, de la dissidence, et donc de l’émancipation.


http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/24/vive-l-individu-dissident_1577250_3232.html

Cette tribune me coupe un peu l’herbe sous le pied. L’envie d’ecrire quelques pages vantant les merites de l’individus et le necessaire combat contre la socialisation

La deshumanisation mediatique

Contre la democratie

Le mythe de la democratie se construit sur l’idee du pouvoir et sur l’idee de peuple.

 La democratie signifie litteralement pouvoir du peuple ou peuple souverain. La democratie n’existe pas ne tant que realite politque et n’existera jamais car elle fonde son existence en tant qu’idee sur des concepts qui restent indefinissables. Qu’est ce que le peuple, qui exactement constitue le peuple ? Est ce chacun d’entre nous telle les cellules d’un corps ? Mais ou est le corps ou est la voix qui en exprime la volonte ?

En fait il est evident que le peuple en tant que realite objective n’existe pas, il n’est qu’une fiction, un alibi qui sert a appuyer le pouvoir de ces « representants », ceux qui parlent en lieu et place de nos bouche. Le peuple c’est ce corps social etranger dont les voix officielle affirme qu’il a une volonte qui n’est pas la notre et qui est prevaut moralement a la notre. Le peuple est un objet de propagande.

 La democratie est donc bien un mythe, au sens d’une mystification, un tour de passe passe oral dont le but est de faire rever le citoyen, lui faire croire en un destin, une histoire politique auquel il participerait.

De meme pour son pouvoir. Ce corps qui n’exitse pas n’a aucune volonte et donc aucun pouvoir. La volonte est celle que lui prete ceux qui peuvent parler en son nom et son pouvoir n’est que le leur.

Comment nait le peuple ou meme l’idee de societe qui est son symmetrique non politque et sert aussi en tant que concept a ecraser mentalement l’individu ? Il n’existe a l’origin et n’existera jusqu’a la fin des temps qu’une seule realite physique: nous en tant qu’individu. Le peuple ou bien encore le corps social sont des images mentales construite et diffuse par les medias qui servent d’ecran entre nous et les autres.

Qu’est ce que le media ? Il s’agit d’un intermediaire, un objet qui aboli la communication direct entre individus incarnes, capable de construire un debat critique. Il s’agit d’une objet qui artificialise la communication. La propriete la plus determinante du medias est qu’il eradique toute possibilite de reponse individuelle: la parole nous est distribue et eventuellement quelqu’un d’autre, choisi par le filtre mediatique jouera la contradiction dans un debat mediatique. Le media empeche donc par essence la construction de la pensee critique. Plus une societe est mediatise plus ces membres sont intellectuellement atones. Ce n’est pas qu’ils soient initialement idiots ou apathique, mais cette faculte initiale du jugement critique qui devient entierement inutile et ne trouve jamais le champs de son expression s’atrophie.

La mediatisation des esprits et l’inquisition sociale.

(ou pourquoi il faut tous les supprimer)

La renaissance individuelle ou le sabotage mediatique.

Sport. force de dissuasion et resistance a l’artificialisation

Je publie l’original (avec les fautes de francais) de deux reponse que j’ai envoye dans le cadre d’n echange avec un critique marxisant du sport qui tient un blog sur le net.

L’ancienne reflexion

« J’aime le sport. Non pas le sport a la tele, foot ou rugby. J’aime faire du sport. Le sport trouve tres peu d’avocat a gauche. Quand on demande a michel onfray ce qu’il en pense il avoue que le sport ne l’interesse pas. Si je ne m’abuse il n’en fait d’ailleurs jamais reference dans ses traites d’hedonisme. Pourtant je le considere comme une des sources de plaisir la plus intense. Il est simplement d’une autre nature. Peut etre que pour un grand nombre le sport est synonyme de souffrance plus que de plaisir. C’est je pense parce qu’il ne savent pas s’entrainer et se laisse aigrir par l’impression de ne pas etre performant. Peu importe la performance, peu importe la competition. Le but du sport (en tout cas de celui que je pratique) ce n’est pas d’etre le premier. A quoi cela sert il d’etre le premier a 20 ans si c’est pour etre un gros lard cardiaque a 45 ? A quoi cela sert il de s’identifier a des nageurs qui font 2 m et ont peut etre une technique inferieur a des petits gabarit mais son naturellement taille pour avancer plus vite pour un effort relatif moindre. Savoir que l’on est pas taille comme un marathonien doit il nous decourager de travailler son endurance ?
Ce qui compte c’est son propre progres, c’est la maitrise de son propre corps. Peut importe le corps des autres, leur performance dans tel ou tel domaine. La nature a dote les hommes de physique differents pour affronter des situations differentes tout en leur permettant une certaine polyvalence. Leveaux ne sera jamais premier d’un marathon et un kenyan ferait probablement pale figure sur un 50 m nage libre. Ni leveau ni le kenyan ne sont probablement de bon marcheur d’altitude, telle ces petits porteurs peruvien trappu qui court charge des sacs a dos des jenes touristes yankee, qui malgres leur metre 90, progressent peniblement sur l’inca trail. Notre corps est notre outil, un outil qui possede des ressources que la simple utilisation quotidienne ne permet pas d’exprimer, particulierement dans une societe qui tente d’artificialiser la vie. L’essence du sport, la vrai source de satisfaction, c’est d’en tirer le meilleur parti et d’arreter de fixer les images parcellaires et trompeuses que renvoie le sport mediatise.
La « souffrance » du sport n’est pas une souffrance reelle car elle aboutie au plaisir. C’est un effort. Ainsi l’a construit la nature. C’est l’un des rares plaisirs naturel, avec le sexe. Celui qui associe le sport a la souffrance se trompe ou s’entraine mal, en essayant de depasser des limites qu’il devrait pas depasser en brusquant son corps. Ce qui compte c’est de developper cette outil, le maintnir ou limiter s decheance, et donc avant tout le respecter. C’est pour cela que l’evolution a associer etroitement le plaisir, afin de nous guider dans l’utilisation de notre corps. Quand on s’entraine bien, on se sent bien et l’on sait comment diriger son entrainement afin de bien se sentir. On apprend aussi une certaine patience et une intelligence de l’effort.
Peut etre que our certain le plaisir associe au sport est chose parfaitement abstraite. Mais pour tous ceux qui s’entrainent, c’est une realite tangible. C’est aussi, on le sait depuis peu, une realite biologique. Les endorphines qui sont massivement produites par notre corps durant l’effort innondent notre cerveau durant des heures. C’est ce qui a ete demontre cette annee (source : herald tribune). Contrairement a ce qui semblait etre le dogme, elles franchissent bien la barriere hemato encephalique. Le runner high n’est pas de l’ordre psycho somatique mais une realite biologique puissante. C’est l’ivresse de l’alcool mais avec la clarte absolue des idees (Je decrirais precisement ce que je ressent ailleurs). Mais c’est un plaisir sain car correspondant a un jeu hormonal bien rodé par l’evolution. Mental d’acier contre gueule de bois.
Le sport a souvent tente d’etre recupere par la droite. Il est vecu comme une valeur positive pour la societe. Les fascistes en on fait l’eloge. Sarko fait son jogging (pitie…). Mais l’on parle ici de sport d’operette, de sport mediatique. Car le sport est au contraire une valeur qui pose la primaute de l’individu (au sens d’homme libre) face a la societe. Celui qui a le culte de son corps ne transige pas avec lui. Les regles social passent au second plan. On travaillera moins si cela doit nuire a l’entrainement. On ne sautera pas de repas, on ne mangera pas de la merde sur le pouce pour assister a une reunion. On ne se levera pas fatigue comme un militaire. On refusera des exercices destructerus tel la privation de sommeil. Bref autant d’exigence qui affirme une priorite du corps, de son propre bien etre. C’est le refus de toute exploitation qui entrainerai une degradation de ce capital physique aussitot ressentie a l’entrainement. C’est l’hedonisme le plus complet avec une dimension politique en plus.
Car qui fait le plus peur au pouvoir : des alcooliques raleurs et bedonant ou des jeunes gens politises surentraine avec la determinantion et la confiance en soi que procure une pratique constante du sport. Si tu veux rester libre fais tout pour rester fort. »

Nouvelle analyse appuyant la meme conclusion, avec un eclairage plus « primitviste ».

Plus serieusement voila comment je concois le sport. Il ne s’agit pas de gout, de couleur, d’un hobby. Il s’agit d’un aspect fondementale de la construction social.
Avant que l’humanite ne s’engage massivement dans l’agriculture, la civilisation, le sport n’existait pas. Les hommes chassaient, pechaient, etait des nomades parcourant de longues distance et chacun, y compris les
femmes avait une activite physique relativement intense. Quand il y’avait un peu trop d’aggressivite et de bonne raison de se foutre dessus (par exemle expansion territorial due au dynamisme demographique), on se faisait la guerre,
ce qui, iondependamment de toute consideration moralisante c’est un autre debat, est autre chose qu’un match de foot pour se calmer les nerfs (comme le demontre les supporters qui se foutent sur la gueule apres les matchs).

Le sport nee avec la civilisation, le partage du travail qui detache tout une classe urbaine de l’activite physique. Or meme si ce phenomene n’est peut etre pas universel et qu’il faudrait en etudier la portee chez les differents peuple ayant adopte l’agriculture sedentaire et le systeme de classe qui va avec, les grecs, qui ont eu tout de meme une influence determinante sur notre mode de pensee actuelle, mirent en evidence l’interet du sport c’est a dire renouer avec une activite physique pour les classes dominantes via trois aspect: la culture physique, destinee a une classe superieur de lettree oisifs s’occupant de l’administration et de la politique (lie tres intimement alors a la philosophie), afin renforcer son corps et ses disposition mentales (mens sana in corpore sano), l’entrainement pour maintenir des dispositions physique  pouvant servir a la defense des territoires appropries par la cite (bien lui « appartenant ») ce qui est la condition de subsistance de la cite (par definition, centre de la civilisation), entrainement qui concerne les castes militaires. Puis enfin le role de spectacle, sport spectacle et defouloir, servant a canaliser l’aggressivite et l’ennui d’un peuple soumis a un travail penible, asservi et debilitant ou bien etant entretenu et s’ennuyant comme les clienst romains.

Ces trois aspects se perpetuent jusqu’a aujourd’hui. Ils ne sont en rien accessoire, ils constituent de tout evidence une donne importante de la civilisation et n’a en rien disparu avec son expansion et son intensification. D’une part le sport spectacles est omnipresent jusqu’a l a nausee, ce qui vous fait reagir a juste titre. Mais en plus de cela il se multiplie partout sous ces autres formes (salles de sport), la societe du travail etant devenu tellement stressante et les occasions de s’exercer de facon « naturelle » (marcher ou faire du velo pour aller faire une course) inexistente que le sport « industriel » est devenu une necessite. Cela explique son succes qui peut s’apparenter a un effet de mode, mais qui de fait perdure depuis des decennies dans les pays anglo saxons.

Donc vu sous cet angle il est clair qu’il s’agit bien d’une soumission a un systeme et certainement pas une « resistance supreme ».

Mais ce n’est pas mon analyse de ce court resume. La civilisation est un processus de domestication de la nature, qu’elle soit vegetale (culture), animale (elevage) ou bien humaine (socialisation). Elle se construit a partir d’un fait naturelle qui correspond a ses besoins, qu’elle selectionne en faisant le menage de toute chose inutile, parfois de facon violente lorsque cet inutile la menace. Pour l’animal, c’est assez clair car nous avons un oeil exterieur sur la sujet: l’animal mal ou pas domestique peut evidemment pousser, ou brouter au bon endroit, mais regulierement, sa nature s’exprime et il fait ce qu’on ne veut pas. Il bouge, s’agite, beugle, menace et on le frappe. La domestication est donc un eternel combat contre la nature afin d’ecraser ce que spontanement elle produit et qui menace l’ordonnancement du monde domestique. Sur le long terme elle s’exprime par la selection (non naturelle, les races domestiques ne sont pas sauvage et n’omt aucune chance de se conserver sans l’homme), qui tente d’aller contre l’entropie genetique et selectionne artificiellement un critere de docilite et/ou de poids qui est contre nature car ne correspondnant pas aux exigences de survie en milieu non humanise (en fait  non domestique). Heurusment, sauf erdication totale et/ou clonage generalise, la selection  n’est jamais definitive et reste un effort continue.

Maintenant regardons l’homme et le cas du sport. Le sport et l’activite physique definissent la nature humaine depuis 200 000 ans. Depuis dix mille ans, une classe social, celle qui administre decide et pense pour les autres s’est coupe de son corps. Ceci est une necessite intrinseque au renforcement de la societe agricole mais ne correspond pas a une evolution genetique.

Pour qu’il y’ait une societe agricole il faut trois etages comme je l’ai signale: ceux qui travaillent la terre, ceux qui maintiennent activement par la menace de la force l’appropriation originel, veritable acte de creation de l’agriculture et de la cite et ceux qui, tout aussi indispensable au maintien, adminsitres en definissant les regles qui commanderont a l’organisation de la propriete, du maintien dans la servitude du paysan et son entretient, du stockage et de la guerre de defense des recoltes et des terres accapares. Une activite continuelle qui, plus que les decisions de justices illustre la puissance et « l’utilite » de cette caste d’administrateur est le commerce  (aujourd’hui l’economie) qui caracterise l’ampleur de la soumission des differentes parties au systeme de production et la perte de leur autonomie respective. Bref la puissance d’une economie definit la force d’une civilisation c’est a dire le degres de soumission de ces sujets.

Donc pour qu’une societe civilisee, policee, c’est a dire domestiquee se constitue, les differentes castes ont ete l’objet d’un processus de selection (exactement comme aujourd’hui il y’a un processus de selection pour etre medecin ou autre) et dans ce processus de selection, les classes dirigeantes se sont vu retire effectivement toute activite physique. Or cette etat de fait, qui s’est progressivement etendue pour s’etendre a la majorite de la population mondial qui ne vit plus du travail de la terre ou d’un qulconque travail physique mais du travail des paysans ou de machine qu’ils administrent, n’est pas naturel. Il remonte a 10 000 ans dans les cas extrenme et a quelques decennies pour la majorite d’entre nous. Le retour vers le sport (en tant qu’activite physique a des degres diverse) est donc a la fois une reaction naturel de cette partie non domestique qui est en chacun de nous tous et que la societe domestiquee a ete oblige d’accepter et de juguler pour se maintenir. Elle a donc du domestiquer a son tour le sport en en faisant une activite socialisatrice (genre la gym japonaise avant le travail) afin que l’individu y exprime sa nature physique dans un cadre bien definie et neutre pour le processus le systeme de production. C’est le sport social, comprenant evidemment les sports collectifs. Quand au sport qu’elle ne peut pas organiser de facon efficace tel la course a pied, que chacun peut pratiquer de facon independante, elle l’autorise mais tente d’en encadrer la forme et les objectifs, avec succes. Un des ressort puissant est encore celui de la selection et de la competition. Elle a pour effet d’infantiliser et de demoraliser les individus: le sport comme pratique reguliere devient socialement acceptable si l’on a une chance d’etre un champion, d’avoir un role social, d’en faire son metier, de gagner de l’argent. Alors on aura meme le droit a des amenagements concernant le etudes ou la profession. Sinon quelqu’un qui s’entrainerait fortement sans jamais tenter de competition ou de marathon serait au mieux un tocard, au pire un mec louche, un para ou un terroriste.

Notre nature reste donc celle d’un animal « physique », se rappeler de cela et la cultiver c’est resister au processus de domestication et notamment de la separation des taches et des competences qui nous cantonne au role d’intellectuels administrateurs physiquement debiles et innofensifs, ou d’ouvriers physiquement degradees effectuant des taches repetitives qui les font deperir. C’est ne pas accepter qu’une classe de militaire ms’empare du monopole absolu de la violence et maintienne le reste des citoyens dans une debilite physique qui rend toute revolte impensable. C’est donc refuser cette selection des comnpetences qui est le veritable fondement de la selection social et se reserver le droit d’etre une menace organisee reelle et physique, une force de dissuasion.

Car une reistance est necessairement un acte physique qui demandera ultimement des qualites physique. Le mythe d’une revolte pacifique et massive est selon moi un mythe que l’histoire de la seconde guerre mondial et de la guerre d’espagne a reduit a neant. La civilisation est un processus aveugle qui se fonde sur la force pure, et ne fait nullement appel a l’intelligence de ce qui y collabore. C’est la schizophrenie de l’homme civilise: gentil et courtois mais qui derriere ces manieres non violente et courtoise delegue la violence la plus brute a d’autre tout en se lavant les mains ou la pretendant non necessaire au mantient de la societe civilisee en tantque telle.

A contrario des individus capable concretement de se defendre, de saboter, de  fuir et de survivre seront toujours dire non car la constructon social est fragile et ne repose pas sur la force de ces maitres ni des machines, toute relative, mais de la debilite de ses asservis, bien plus reel.

Kaitum fjällen

Premiere Randonnee en autonomie pres de la riviere Kaitum

Cette randonnee fut la premiere. C’etait la toute premiere fois que je partais camper dehors. J’avais auparavant beaucoup marche en zone humide autour de Göteborg et partait equipe d’un sac de 75 litre, d’une tente dernier cri Hildeberg, de la nourriture pour 4-5 jours, le vetements necessaires, mes cuissardes (wadders) et mon materiel de peche. Mon inexperience fit que mon sac etait evidemment trop lourd et tres difficile a porter au debut. Je n’avais pas alors d’appareil photo, d’ou l’absence de photos pour illustrer ce recit.

Le choix de Kaitum est assez evident pour qui n’a pas de voiture. Kaitum est l’un des seuls « spot » accessible facilement par le train en laponie. Pour cela il faut prendre le train de nuit depuis göteborg, changer a Boden. On peut passer la nuit a Gällivare a l’auberge ou s’arreter directement a Kaitum (train Boden-Narvik, il faut demander l’arret).

Kaitum est une riviere mythique, peuple de grosse truites et dans ses zones amont plus calme d’ombres  de grandes tailles. Il existe un camp de peche sur la partie amont, accessible en randonnee mais surtout frequente par des touristes fortunes qui s’y rendent lamentablement en helicoptere et reside dans des cabannes hors de prix. Il n’existe pas a proprement parle de sentier de randonnee marque autout de la riviere sauf pour rejoindre le camps a partir du nord, mais des chemins utilise pour la transhumance des rennes souvent combine avec des pistes de ski de rando ou de scooter des neiges, marquee par des croix rouges supportees par des tiges metalliques. Marcher sur ses sentiers en ete n’est pas toujours facile (c’est un euphemisme) et la possession de cuissarde est tres utile si on ne veut pas trop se mouiller en passant quelques ruisseau assez profond a gue. Etre mouille en Laponie n’est jamai