Sport. force de dissuasion et resistance a l’artificialisation

Je publie l’original (avec les fautes de francais) de deux reponse que j’ai envoye dans le cadre d’n echange avec un critique marxisant du sport qui tient un blog sur le net.

L’ancienne reflexion

« J’aime le sport. Non pas le sport a la tele, foot ou rugby. J’aime faire du sport. Le sport trouve tres peu d’avocat a gauche. Quand on demande a michel onfray ce qu’il en pense il avoue que le sport ne l’interesse pas. Si je ne m’abuse il n’en fait d’ailleurs jamais reference dans ses traites d’hedonisme. Pourtant je le considere comme une des sources de plaisir la plus intense. Il est simplement d’une autre nature. Peut etre que pour un grand nombre le sport est synonyme de souffrance plus que de plaisir. C’est je pense parce qu’il ne savent pas s’entrainer et se laisse aigrir par l’impression de ne pas etre performant. Peu importe la performance, peu importe la competition. Le but du sport (en tout cas de celui que je pratique) ce n’est pas d’etre le premier. A quoi cela sert il d’etre le premier a 20 ans si c’est pour etre un gros lard cardiaque a 45 ? A quoi cela sert il de s’identifier a des nageurs qui font 2 m et ont peut etre une technique inferieur a des petits gabarit mais son naturellement taille pour avancer plus vite pour un effort relatif moindre. Savoir que l’on est pas taille comme un marathonien doit il nous decourager de travailler son endurance ?
Ce qui compte c’est son propre progres, c’est la maitrise de son propre corps. Peut importe le corps des autres, leur performance dans tel ou tel domaine. La nature a dote les hommes de physique differents pour affronter des situations differentes tout en leur permettant une certaine polyvalence. Leveaux ne sera jamais premier d’un marathon et un kenyan ferait probablement pale figure sur un 50 m nage libre. Ni leveau ni le kenyan ne sont probablement de bon marcheur d’altitude, telle ces petits porteurs peruvien trappu qui court charge des sacs a dos des jenes touristes yankee, qui malgres leur metre 90, progressent peniblement sur l’inca trail. Notre corps est notre outil, un outil qui possede des ressources que la simple utilisation quotidienne ne permet pas d’exprimer, particulierement dans une societe qui tente d’artificialiser la vie. L’essence du sport, la vrai source de satisfaction, c’est d’en tirer le meilleur parti et d’arreter de fixer les images parcellaires et trompeuses que renvoie le sport mediatise.
La « souffrance » du sport n’est pas une souffrance reelle car elle aboutie au plaisir. C’est un effort. Ainsi l’a construit la nature. C’est l’un des rares plaisirs naturel, avec le sexe. Celui qui associe le sport a la souffrance se trompe ou s’entraine mal, en essayant de depasser des limites qu’il devrait pas depasser en brusquant son corps. Ce qui compte c’est de developper cette outil, le maintnir ou limiter s decheance, et donc avant tout le respecter. C’est pour cela que l’evolution a associer etroitement le plaisir, afin de nous guider dans l’utilisation de notre corps. Quand on s’entraine bien, on se sent bien et l’on sait comment diriger son entrainement afin de bien se sentir. On apprend aussi une certaine patience et une intelligence de l’effort.
Peut etre que our certain le plaisir associe au sport est chose parfaitement abstraite. Mais pour tous ceux qui s’entrainent, c’est une realite tangible. C’est aussi, on le sait depuis peu, une realite biologique. Les endorphines qui sont massivement produites par notre corps durant l’effort innondent notre cerveau durant des heures. C’est ce qui a ete demontre cette annee (source : herald tribune). Contrairement a ce qui semblait etre le dogme, elles franchissent bien la barriere hemato encephalique. Le runner high n’est pas de l’ordre psycho somatique mais une realite biologique puissante. C’est l’ivresse de l’alcool mais avec la clarte absolue des idees (Je decrirais precisement ce que je ressent ailleurs). Mais c’est un plaisir sain car correspondant a un jeu hormonal bien rodé par l’evolution. Mental d’acier contre gueule de bois.
Le sport a souvent tente d’etre recupere par la droite. Il est vecu comme une valeur positive pour la societe. Les fascistes en on fait l’eloge. Sarko fait son jogging (pitie…). Mais l’on parle ici de sport d’operette, de sport mediatique. Car le sport est au contraire une valeur qui pose la primaute de l’individu (au sens d’homme libre) face a la societe. Celui qui a le culte de son corps ne transige pas avec lui. Les regles social passent au second plan. On travaillera moins si cela doit nuire a l’entrainement. On ne sautera pas de repas, on ne mangera pas de la merde sur le pouce pour assister a une reunion. On ne se levera pas fatigue comme un militaire. On refusera des exercices destructerus tel la privation de sommeil. Bref autant d’exigence qui affirme une priorite du corps, de son propre bien etre. C’est le refus de toute exploitation qui entrainerai une degradation de ce capital physique aussitot ressentie a l’entrainement. C’est l’hedonisme le plus complet avec une dimension politique en plus.
Car qui fait le plus peur au pouvoir : des alcooliques raleurs et bedonant ou des jeunes gens politises surentraine avec la determinantion et la confiance en soi que procure une pratique constante du sport. Si tu veux rester libre fais tout pour rester fort. »

Nouvelle analyse appuyant la meme conclusion, avec un eclairage plus « primitviste ».

Plus serieusement voila comment je concois le sport. Il ne s’agit pas de gout, de couleur, d’un hobby. Il s’agit d’un aspect fondementale de la construction social.
Avant que l’humanite ne s’engage massivement dans l’agriculture, la civilisation, le sport n’existait pas. Les hommes chassaient, pechaient, etait des nomades parcourant de longues distance et chacun, y compris les
femmes avait une activite physique relativement intense. Quand il y’avait un peu trop d’aggressivite et de bonne raison de se foutre dessus (par exemle expansion territorial due au dynamisme demographique), on se faisait la guerre,
ce qui, iondependamment de toute consideration moralisante c’est un autre debat, est autre chose qu’un match de foot pour se calmer les nerfs (comme le demontre les supporters qui se foutent sur la gueule apres les matchs).

Le sport nee avec la civilisation, le partage du travail qui detache tout une classe urbaine de l’activite physique. Or meme si ce phenomene n’est peut etre pas universel et qu’il faudrait en etudier la portee chez les differents peuple ayant adopte l’agriculture sedentaire et le systeme de classe qui va avec, les grecs, qui ont eu tout de meme une influence determinante sur notre mode de pensee actuelle, mirent en evidence l’interet du sport c’est a dire renouer avec une activite physique pour les classes dominantes via trois aspect: la culture physique, destinee a une classe superieur de lettree oisifs s’occupant de l’administration et de la politique (lie tres intimement alors a la philosophie), afin renforcer son corps et ses disposition mentales (mens sana in corpore sano), l’entrainement pour maintenir des dispositions physique  pouvant servir a la defense des territoires appropries par la cite (bien lui « appartenant ») ce qui est la condition de subsistance de la cite (par definition, centre de la civilisation), entrainement qui concerne les castes militaires. Puis enfin le role de spectacle, sport spectacle et defouloir, servant a canaliser l’aggressivite et l’ennui d’un peuple soumis a un travail penible, asservi et debilitant ou bien etant entretenu et s’ennuyant comme les clienst romains.

Ces trois aspects se perpetuent jusqu’a aujourd’hui. Ils ne sont en rien accessoire, ils constituent de tout evidence une donne importante de la civilisation et n’a en rien disparu avec son expansion et son intensification. D’une part le sport spectacles est omnipresent jusqu’a l a nausee, ce qui vous fait reagir a juste titre. Mais en plus de cela il se multiplie partout sous ces autres formes (salles de sport), la societe du travail etant devenu tellement stressante et les occasions de s’exercer de facon « naturelle » (marcher ou faire du velo pour aller faire une course) inexistente que le sport « industriel » est devenu une necessite. Cela explique son succes qui peut s’apparenter a un effet de mode, mais qui de fait perdure depuis des decennies dans les pays anglo saxons.

Donc vu sous cet angle il est clair qu’il s’agit bien d’une soumission a un systeme et certainement pas une « resistance supreme ».

Mais ce n’est pas mon analyse de ce court resume. La civilisation est un processus de domestication de la nature, qu’elle soit vegetale (culture), animale (elevage) ou bien humaine (socialisation). Elle se construit a partir d’un fait naturelle qui correspond a ses besoins, qu’elle selectionne en faisant le menage de toute chose inutile, parfois de facon violente lorsque cet inutile la menace. Pour l’animal, c’est assez clair car nous avons un oeil exterieur sur la sujet: l’animal mal ou pas domestique peut evidemment pousser, ou brouter au bon endroit, mais regulierement, sa nature s’exprime et il fait ce qu’on ne veut pas. Il bouge, s’agite, beugle, menace et on le frappe. La domestication est donc un eternel combat contre la nature afin d’ecraser ce que spontanement elle produit et qui menace l’ordonnancement du monde domestique. Sur le long terme elle s’exprime par la selection (non naturelle, les races domestiques ne sont pas sauvage et n’omt aucune chance de se conserver sans l’homme), qui tente d’aller contre l’entropie genetique et selectionne artificiellement un critere de docilite et/ou de poids qui est contre nature car ne correspondnant pas aux exigences de survie en milieu non humanise (en fait  non domestique). Heurusment, sauf erdication totale et/ou clonage generalise, la selection  n’est jamais definitive et reste un effort continue.

Maintenant regardons l’homme et le cas du sport. Le sport et l’activite physique definissent la nature humaine depuis 200 000 ans. Depuis dix mille ans, une classe social, celle qui administre decide et pense pour les autres s’est coupe de son corps. Ceci est une necessite intrinseque au renforcement de la societe agricole mais ne correspond pas a une evolution genetique.

Pour qu’il y’ait une societe agricole il faut trois etages comme je l’ai signale: ceux qui travaillent la terre, ceux qui maintiennent activement par la menace de la force l’appropriation originel, veritable acte de creation de l’agriculture et de la cite et ceux qui, tout aussi indispensable au maintien, adminsitres en definissant les regles qui commanderont a l’organisation de la propriete, du maintien dans la servitude du paysan et son entretient, du stockage et de la guerre de defense des recoltes et des terres accapares. Une activite continuelle qui, plus que les decisions de justices illustre la puissance et « l’utilite » de cette caste d’administrateur est le commerce  (aujourd’hui l’economie) qui caracterise l’ampleur de la soumission des differentes parties au systeme de production et la perte de leur autonomie respective. Bref la puissance d’une economie definit la force d’une civilisation c’est a dire le degres de soumission de ces sujets.

Donc pour qu’une societe civilisee, policee, c’est a dire domestiquee se constitue, les differentes castes ont ete l’objet d’un processus de selection (exactement comme aujourd’hui il y’a un processus de selection pour etre medecin ou autre) et dans ce processus de selection, les classes dirigeantes se sont vu retire effectivement toute activite physique. Or cette etat de fait, qui s’est progressivement etendue pour s’etendre a la majorite de la population mondial qui ne vit plus du travail de la terre ou d’un qulconque travail physique mais du travail des paysans ou de machine qu’ils administrent, n’est pas naturel. Il remonte a 10 000 ans dans les cas extrenme et a quelques decennies pour la majorite d’entre nous. Le retour vers le sport (en tant qu’activite physique a des degres diverse) est donc a la fois une reaction naturel de cette partie non domestique qui est en chacun de nous tous et que la societe domestiquee a ete oblige d’accepter et de juguler pour se maintenir. Elle a donc du domestiquer a son tour le sport en en faisant une activite socialisatrice (genre la gym japonaise avant le travail) afin que l’individu y exprime sa nature physique dans un cadre bien definie et neutre pour le processus le systeme de production. C’est le sport social, comprenant evidemment les sports collectifs. Quand au sport qu’elle ne peut pas organiser de facon efficace tel la course a pied, que chacun peut pratiquer de facon independante, elle l’autorise mais tente d’en encadrer la forme et les objectifs, avec succes. Un des ressort puissant est encore celui de la selection et de la competition. Elle a pour effet d’infantiliser et de demoraliser les individus: le sport comme pratique reguliere devient socialement acceptable si l’on a une chance d’etre un champion, d’avoir un role social, d’en faire son metier, de gagner de l’argent. Alors on aura meme le droit a des amenagements concernant le etudes ou la profession. Sinon quelqu’un qui s’entrainerait fortement sans jamais tenter de competition ou de marathon serait au mieux un tocard, au pire un mec louche, un para ou un terroriste.

Notre nature reste donc celle d’un animal « physique », se rappeler de cela et la cultiver c’est resister au processus de domestication et notamment de la separation des taches et des competences qui nous cantonne au role d’intellectuels administrateurs physiquement debiles et innofensifs, ou d’ouvriers physiquement degradees effectuant des taches repetitives qui les font deperir. C’est ne pas accepter qu’une classe de militaire ms’empare du monopole absolu de la violence et maintienne le reste des citoyens dans une debilite physique qui rend toute revolte impensable. C’est donc refuser cette selection des comnpetences qui est le veritable fondement de la selection social et se reserver le droit d’etre une menace organisee reelle et physique, une force de dissuasion.

Car une reistance est necessairement un acte physique qui demandera ultimement des qualites physique. Le mythe d’une revolte pacifique et massive est selon moi un mythe que l’histoire de la seconde guerre mondial et de la guerre d’espagne a reduit a neant. La civilisation est un processus aveugle qui se fonde sur la force pure, et ne fait nullement appel a l’intelligence de ce qui y collabore. C’est la schizophrenie de l’homme civilise: gentil et courtois mais qui derriere ces manieres non violente et courtoise delegue la violence la plus brute a d’autre tout en se lavant les mains ou la pretendant non necessaire au mantient de la societe civilisee en tantque telle.

A contrario des individus capable concretement de se defendre, de saboter, de  fuir et de survivre seront toujours dire non car la constructon social est fragile et ne repose pas sur la force de ces maitres ni des machines, toute relative, mais de la debilite de ses asservis, bien plus reel.